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Iraq : Plus de 7000 réfugiés en quelques jours


Selon Andrej Mahecic, porte-parole du HCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés), plus de 7000 syriens ont quitté leur pays pour trouver refuge en Iraq depuis le 14 octobre 2019 à la suite de conflits armés au nord-est de la Syrie.

À la frontière entre l’Iraq et la Syrie, de nombreuses organisations soutiennent les autorités locales pour venir en aide aux populations migrantes. À leur arrivée en Iraq, les personnes sont immédiatement prises en charge. Elles sont enregistrées, nourries puis transportées vers les camps de réfugiés où les infrastructures ne cessent d’être améliorées.

La plupart des personnes sont amenées au camp de Bardarash à Duhok où elles trouveront un minimum de confort. En effet, grâce aux infrastructures construites pas l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, les nouveaux arrivés auront un accès à l’eau et à l’électricité. Le HCR a d’ailleurs précisé que ces infrastructures devront être encore développées en vue de l’arrivée massive de réfugiés en Iraq depuis les dernières hostilités déclarées au nord-est de la Syrie.

Il est rapporté par l’agence onusienne que 75% des personnes transportées dans ces camps sont des femmes et des enfants. Certains enfants sans accompagnateurs sont directement pris en charge par les organisations sur place.

Pendant ces huit années de guerre destructrice en Syrie, c’est près de 228.000 Syriens qui ont migré vers l’Iraq pour y trouver refuge.

Sources : https://www.unhcr.org/fr-fr/news/briefing/2019/10/5daee82da/7000-refugies-arrives-irak-jours.html https://news.un.org/fr/story/2019/10/1054531

Soudan du Sud : L’UE verse 9.5 millions d’euros pour lutter contre la faim.


Dans un contexte alarmant d’insécurité alimentaire, l’Union Européenne a consenti à verser 9,5 millions d’euros supplémentaires au Programme Alimentaire Mondial du Soudan du S

Ainsi, plus de 700 000 personnes vont pouvoir bénéficier d’un suivi nutritionnel ainsi que d’un soutien alimentaire grâce à cette aide humanitaire. Les bénéficiaires seront essentiellement les femmes enceintes et allaitantes mais également les enfants de moins de 5 ans qui sont en situation d’urgence.

En effet, les rapports effectués début 2019 par les Nations Unies montrent que la faim progressait toujours dans cette région du monde. Quelques mois plus tard, le 9 septembre 2019, l’ONU déclare même que « 54% des 6,35 millions de sud-soudanais sont toujours confrontés à une grave insécurité alimentaire ».

Ce nombre inquiétant de personnes en difficulté est notamment lié à la guerre qui, depuis 2013, rend le pays instable sur beaucoup de plans. L’instabilité économique, les conflits armés, l’inflation ont eu raison des population locales. Bien souvent contraintes de partir de chez eux, ces populations n’ont eu qu’un accès limité à la nourriture.

Ainsi, grâce à l’aide humanitaire de l‘Union Européenne, plusieurs centaines de milliers de sud-soudanais pourront subvenir à leurs besoins nutritionnels et bénéficier du soutien dont ils ont besoin.


Sources : https://fr.wfp.org/communiques-de-presse/soudan-du-sud-lue-fournit-une-aide-humanitaire-durgence-de-95-millions-deuros https://www.lepoint.fr/monde/soudan-du-sud-la-moitie-de-la-population-souffre-de-malnutrition-26-02-2018-2197971_24.php https://news.un.org/fr/story/2019/09/1051432

Article rédigé par Mathilde Lopez, rédactrice web SEO à La plume s’envole. Site web : https://laplumesenvole.com/ Page fb : https://www.facebook.com/laplumesenvoleredac

Le 20 novembre 2019 : Les 30 ans de la CIDE


La création de la CIDE

À l’occasion des 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), Unicef France rappelle l’importance de ce texte signé en 1989 par les représentants politiques du monde entier. Effectivement le 20 novembre 1989, les responsables élus à l’Assemblée Générale des Nations Unies se sont mis d’accord pour la signature de cette importante convention. Aujourd’hui pilier de UNICEF, elle constitue l’ensemble des droits auquel peuvent prétendre les enfants et assure leur protection juridique dans 195 états membres de ce pacte. Seuls manquent encore à l’appel les Etats-Unis et la Somalie.

Les droits des enfants dans le monde

La convention comporte 54 articles décrétant les droits fondamentaux des enfants dans le monde. Voici quelques exemples de droits qui sont décrétés parmi les différents articles de la convention : le droit à l’identité, un accès aux soins, le droit à la scolarité, être protégé de toutes formes de violences ou discriminations, le droit de ne pas faire la guerre ni la subir, etc. Ce texte de loi sert de ligne directrice à UNICEF qui trouve en celui-ci un appui juridique pour faire valoir les droits des enfants dans le monde. Par exemple, comme l’indique la CIDE, les enfants ont le droit d’avoir une identité. Or, ce n’est pas encore le cas pour un quart des enfants nés aujourd’hui. A défaut d’enregistrement dès la naissance, des jeunes sont sans nationalité et ne restent non reconnus par les autorités. Pour cela, l’association tente d’accéder aux régions les plus reculées afin de faire le nécessaire en termes de déclaration de naissance. L’association doit également faire face aux enjeux actuels afin d’éviter une insécurité pour les enfants.

Construire un avenir serein

L’une des problématiques à laquelle doit se confronter UNICEF pour construire durablement l’avenir des futures générations est le dérèglement climatique. On constate notamment que la sécheresse qui sévit dans certaines régions du monde conduit les populations locales et notamment les enfants à une malnutrition ainsi qu’à une absence d’eau potable. Les chiffres sont alarmants puisqu’un enfant sur 3 décède de malnutrition tous les ans dans le monde. Pour tenter de remédier à ce fléau, l’association humanitaire intervient dans plusieurs domaines comme le suivi médical des enfants, la construction d’installation pour favoriser l’accès à l’eau potable et limiter les dégâts causés par les catastrophes naturelles. Au-delà de toutes ces actions, UNICEF prend en compte tous les enjeux qui peuvent nuire à l’avenir des enfants. Rappelons que la scolarisation est une problématique prise très au sérieux par l’association. Aujourd’hui près de 75 millions d’enfants ne peuvent aller à l’école en raison de conflits armés ou bien de catastrophes naturelles, les obligeant à quitter leur maison. La scolarisation étant un combat important pour l’équipe d’UNICEF, celle-ci travaille pour mettre au point une plateforme d’apprentissage. Cela permettrait aux enfants déscolarisés d’avoir accès à l’éducation où qu’ils soient dans le monde.

Le 20 novembre nous pourrons donc fêter 30 ans de progrès pour les droits fondamentaux des enfants même si évidemment il reste encore beaucoup à faire, ce à quoi s’engage UNICEF.


Sources : https://www.unicef.fr/sites/default/files/userfiles/02_MALNUTRITION.pdf https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant https://www.unicef.fr/30ansCIDE

Article rédigé par Mathilde Lopez, rédactrice web SEO à La plume s’envole. Site web : https://laplumesenvole.com/ Page fb : https://www.facebook.com/laplumesenvoleredac

L’ONG “Plus de vie” veut intensifier la lutte contre le VIH/Sida à Niakara


L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) ivoirienne ” Plus de Vie “, œuvrant dans divers domaines dont celui de la santé, entend aider la région sanitaire du Hambol dans la lutte contre le VIH/Sida.

Ainsi, à travers la promotion et le conseil au dépistage du VIH/Sida au sein des populations de la région du Hambol, l’ONG veut aider à l’intensification de la lutte contre la pandémie.

Un atelier de présentation du projet de cette ONG, doublé de la sensibilisation des populations, s’est tenu mardi à Niakara, en présence de la 2ème adjointe au  maire, Joséphine Koné Kélo, et du directeur du district sanitaire, Pacôme Toukoua Maraba.

Créée le 06 décembre 2006 à Abidjan, l’ONG ” Plus de vie” a pour vision un monde meilleur pour les enfants et les personnes du 3ème âge. Elle intervient dans la santé, l’éducation, la promotion et la défense des droits fondamentaux de l’enfant et dans la protection de l’environnement.

Sur Cote d’Ivoire – AIP

Forum de la société civile organisé par la BAD


Du 07 au 09 Mai 2018 a eu lieu au siège de la Banque Africaine de Développement le forum de la société civile qui avait pour thème : engager la société civile pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique.

Nous avons eu droit 5 sessions plénières :

  • Plénière d’ouverture : engager la société civile pour accélérer l’industrialisation
  • Plénière 1 : séance d’orientation sur la mission, la stratégie et les procédures de la BAD.
  • Plénière 2 : Engagement stratégique au niveau pays pour améliorer la coordination entre les parties prenantes
  • Plénière 3 : Stratégie d’industrialisation de l’Afrique défis et opportunités dans la réalisation de l’industrialisation de l’Afrique.
  • Plénière 4 : Permettre au secteur de l’impact social et de l’innovation de contribuer à l’industrialisation inclusive de l’Afrique.

Aussi 3 groupes de travail qui sont :

  • Groupe de travail 1 : comment les OSC peuvent-elles soutenir la définition de politique, législation et institution adaptées à l’industrialisation.
  • Groupe de travail 2 : comment les OSC peuvent-elles soutenir les talents, les capacités et l’esprit d’entreprise compétitif.
  • Groupe de travail 3 : comment les OSC peuvent-elles soutenir la quatrième révolution industrielle en Afrique.

Enfin les sessions organise par les OSC

  • Session 1 : Egalité numérique pour l’industrialisation de l’Afrique et rôle des OSC organisé par Fondation World Wide Web
  • Sessions 2 : Accélérer l’industrialisation de l’Afrique : une panacée contre le chômage des jeunes organisé par West Africa Civil Society Institute
  • Session 3 : Une industrialisation inclusive basée sur l’agriculture en Afrique  organisé par Oxfam.
  • Session 4 : L’économie bleue et l’énergie bleue (nouvelle énergie nucléaire) : des atouts inestimables pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique organisé par network for environnement and sustainable development in Africa (REDDA-NESDA)
  • Session 5: Flux financier illicites dans les industries extractives – impact sur l’industrialisation organisé par African forum and network on debt development (Afrodad)

Le comits SC de la bad a été aussi installé dont  la composition suit :

Afrique centrale

M. jean Pierre Ruffins Mackita, coordinateur de la convention nationale des associations et ONG de développement et de l’environnement du Congo (CONADEC)

Afrique de l’est

Mme Laura Nyirinkindi, vice-présidente régionale de Uganda association of women lawyers (FIDA)

M. Misganaw Eticha Dubie Misganawet, Directeur Exécutif Stand for Vulnerable Organisation (SVO)

Afrique du nord

M. Ahmed Chehbouni, Président centre de développement de la région de Tensift

Afrique du sud

Mme Mantopi Martina de Porres Lebofa,  Fondatrice et Directrice Technologies for Economic Development

M. felix Lombe, PDG de Afican institue of corporate citizenship

Afrique de l’ouest

Mme Hélene GNIONSAHE, coordinatrice nationale convention de la société civil ivoirienne (CSCI)

Mme Nana Asantewa Afadzinu, Directrice exécutive West Africa Civil Society Institute

(WACSI)

Secteur panafricain

M. Augustine B. Njamnshi, Fondateur African Coalition for Sustainable Energy and

Access (PACJA)

Mme Fatma Ben Rejeb, PDG Pan-African Farmers Organization (PAFO):

ONG Internationale

M. Benson Ireri, Coordinateur régional Christian Aid.

République démocratique du congo : Campagne de vaccination contre la rougeole.


Le ministère congolais cible 67000 enfants à vaccinés au nord-est  ( Ituri) de la RDC. La région est ravagé par un conflit armé et une épidémie d’ébola ( la plus grande de l’histoire ).

La campagne de vaccination commencera dans quatre camps de déplacés de la ville de Bunia. 1981 cas de décès ont été enregistré officiellement cette année. Plus des deux tiers concernés sont des enfants de moins de 5 ans.

En 2018 65000 cas de rougeole ont été déclarés. Au 23 Juin 2019 115000 cas ont été enregistrés. Soit le double sur une année. Le nord-Est de la RDC est une des pires crises humanitaires. Qu’ils s’agissent de l’épidémie d’ébola, de la rougeole ou les conditions de vies des déplacés dans les camps de réfugiés.

400000 personnes sont déplacés dans la province de l’Itri, dont la grande majorité sont des enfants et femmes. Du à l’insécurité il est pratiquement difficile de leur porter assistance.

 

INVESTIR DANS LA JEUNESSE: UNE LUTTE EN AMONT CONTRE LE TERRORISME :


 

article

Source : Malizine : Crise malienne : pourquoi les jeunes maliens travaillent pour les djihadistes ?

 

Auteur : Adama GUENE

L’Afrique de l’ouest est devenue une zone d’instabilité gangrenée par le terrorisme. Avec la présence de groupes djihadistes comme Boko-haram,qui perpètrent des attentats,s’adonnent aux prises d’otages (récemment au Burkina Faso). Cette situation d’instabilité constitue un terreau fertile pour les nébuleuses qui opèrent dans la région. Leur principale cible dans le recrutement est la jeunesse. Confrontés aux problèmes du chômage, d’éducation et l’absence de perspective, les jeunes sont une « proie » facile pour l’enrôlement dans les groupes intégristes.

Le défi sécuritaire est devenu un enjeu mondial au 21esiècle. Sa gestion n’est pas en reste. L’endiguement du fait terroriste, pousse les organisations supranationales à l’instar de l’Union Européenne, d’envisager « l’Europe de la défense », sans oublier, l’organisme atlantiste, qu’est l’OTAN.

En Afrique de l’ouest, le Sahel est exposé à la violence religieuse du Mali au Nigéria. Ce qui justifie, la présence de forces militaires pour combattre le terrorisme dans la zone.

Les présences au Mali de la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali) et des forces de l’Opération Barkhane, sous la houlette de la France, visent à enrayer les mouvements terroristes qui y opèrent.

La Force Multinationale Mixte (FMM), qui regroupe le Benin, Cameroun, Niger, Nigeria, et le Tchad a été mise sur pied en 2015. Son centre de commandement se trouve à N’Djamena. La FMM a pour but de lutter contre la nébuleuse djihadiste « Boko Haram »  de manière coordonnée entre les pays qui la compose.

La création du G5 Sahel vient renforcer le resserrement de l’étau contre les organisations terroristes. Son programme nommé « Tiwara » vise à financer les populations locales pour leur permettre de subvenir à leur besoin primaire, afin qu’elles ne soient une cible facile pour le recrutement des groupes djihadistes.

En dépit de la présence de ces forces multinationales, la menace ne faiblit pas. Pour preuve, le 29 Juin 2018, le quartier général du G5 Sahel sis à Sévaré (centre du Mali), a subi de plein fouet, une attaque terroriste « perpétré par un djihadiste affilié à Al-Qaida »[1]. Attaque qui a rayé de la carte, le quartier général de cette force qui regroupe : la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et le Mali.

De plus, l’implantation des groupes terroristes dans le Sahel, remet en cause la stabilité de l’Etat qui perd le contrôle d’une partie du territoire national, (ainsi que le monopole de la contrainte légitime), obligeant les populations de recourir à leurs communautés, ethnies, pour se défendre comme l’attestent les violences intercommunautaires entre peulhs et dogons au Mali.

 

Les jeunes une cible pour les groupes djihadistes

« Fait alarmant, les jeunes et les femmes dans le Sahel, qui représentent la majorité de la population, sont visés par les campagnes de recrutement des mouvements radicaux. Près de 41 millions de jeunes des moins de 25 ans du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de Mauritanie et du Niger risquent de se radicaliser ou de devenir migrants »[2], a indiqué Mme Hiroute Guebre Sellassie,Représentant du Secrétaire Général sur la Stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel dans le  rapport au Conseil de sécurité de l’ONU  en 2015.

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Mme Hiroute Guebre Sellassie, Envoyée spéciale de l’Onu au Sahel. UN Photo/Rick Bajornas

 

A la lecture de ces informations et face aux menaces de l’extrémisme, dans cette partie de l’Afrique, où les frontières poreuses et la mobilité des terroristes peuvent constituer un effet de contagion et toucher les pays jusque-là épargnés par le phénomène djihadiste comme le Sénégal;il est urgent de trouver des solutions pour endiguer ce fléau.

 

Mettre en place des politiques nationales et communautaires pragmatiques, pour améliorer les conditions socio-économiques des jeunes :

Pour les jeunes vivants dans la pauvreté qui représentent 500 millions de la population mondiale, c’est en général leur marginalisation économique et sociale qui les pousse à l’extrémisme violent. En effet, les groupes extrémistes mettent à profit la frustration des jeunes qui n’arrivent pas à concrétiser leurs ambitions légitimes[3].

Selon les dernières projections des Nations Unies, le continent africain comptera près de 2,4 milliards d’habitants en 2050, et plus de la moitié aura moins de 25 ans.

Dès lors, les pouvoirs publics dans l’espace CEDEAO devraient prendre en compte cette réalité pour lutter en amont contre le fait djihadiste et son corollaire : le crime organisé et transnational.

Dans cette partie de l’Afrique comme dans  les autres régions du continent, les jeunes vivent à quelques exceptions près les mêmes calvaires : chômages endémiques, pressions sociales, manque d’opportunités économiques et perspectives d’avenir.

D’après une étude de la Banque mondiale ; la jeunesse compte pour 60% de l’ensemble des chômeurs en Afrique subsaharienne. Avec chaque année ; près de 12 millions de jeunes arrivant sur le marché du travail, la tendance n’est pas près de s’inverser.

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Le chômage des jeunes en Afrique, la bombe à retardement prête à exploser. (Photo Reuters)

 

Les gouvernements doivent investir dans l’éducation des jeunes par le biais de politiques cohérentes qui permettent une adéquation entre les formations reçues et les besoins du marché du travail afin de stimuler la compétitivité. D’après le rapport 2017 sur la compétitivité en Afrique de la Banque Africaine de Développement (BAD) : « Si les politiques actuelles en matière d’emplois restent inchangées, moins du quart des 450 millions de nouveaux emplois nécessaires au cours des 20 prochaines années seront créés[4]». 

Avec le manque d’emploi chronique, les jeunes se tournent de plus en plus vers l’entrepreneuriat afin de prendre en main leur avenir et aspirer à une vie meilleure. Mais en dépit de nombreux efforts, ils rencontrent des obstacles tels que le manque de financement et d’appuis institutionnels.

L’inadaptation des politiques publiques, destinées à promouvoir l’entrepreneuriat,constituent également un frein pour les jeunes entrepreneurs. Malgré la floraison de structures dédiées à l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes dans l’espace UEMOA  comme l’APEJ (Agence Pour l’Emploi des Jeunes) au Mali, l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes), l’ANPE (Agence Nationale pour l’Emploie) les résultats tardent à venir ou sont insuffisants.

Les organisations communautaires comme la CEDEAO et l’UEMOA devraient prendre en charge la problématique des jeunes et apporter des solutions en menant des politiques communes de jeunesse.

Cible privilégiée des groupes djihadistes, qui surfent sur la pauvreté, le manque de perspective , le manque d’éducation, les jeunes sont une couche vulnérable. Les Etats doivent développer d’une manière bien pensée des stratégies claires pour l’éducation et l’emploi des jeunes, gage de stabilité. Ils doivent aussi permettre aux jeunes de prendre part au processus décisionnel en matière de politique de paix et de sécurité afin de prendre en compte les points de vue de cette couche, la plus importante de la population africaine, qui paradoxalement est la moins écoutée…

« Dis-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu auras ».

 

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À l’horizon 2030, plus de 30 millions de jeunes Africains entreront chaque année sur le marché du travail (© AFP / Rodger Bosch)

 

Notes:

[1]http://afrique.lepoint.fr/actualites/g5-sahel-ce-si-problematique-financement-21-11-2018-2273302_2365.php

[2]Conseil de Sécurité 7566E Séance-Matin : La mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel , exige l’appui de la communauté internationale, plaide l’envoyée spéciale Mme HirouteGuebreSellassie :  https://www.un.org/press/fr/2015/cs12136.doc.htm

-Le rapport complet : http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2015/866&Lang=F

[3]https://www.un.org/press/fr/2015/cs11872.doc.htm 

[4]https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Publications/Africa_Competitiveness_Report_2017.pdf

 

Auteur : AdamaGuene ,

Diplômé en Sciences Politiques et Relations Internationales : Compétition pour le pouvoir d’Etat, Relations Internationales, Maîtrise de la Violence Religieuse, Intelligence Economique, Mise en Œuvre des Politiques Publiques ; Gestion des Écosystèmes, Arts Polyphoniques et Figuratifs au Service de la Paix.

email: adamagueene@gmail.com


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