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Anicet Durand OBOUE – La Solidarité : Poumon de l’action Humanitaire

La fin du XXe siècle s’est suivie du développement de l’idéologie développementaliste favorisant le foisonnement des Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui sont perçues comme actrices plus visible sur la scène où se conjuguent aide, développement et solidarité. La solidarité qui reste ici l’un des termes clés de notre article tire son origine étymologique du latin « solidus » qui signifie entier, consistant, lien unissant entre eux les débiteurs d’une somme. La solidarité humaine quant à elle représente un lien fraternel et une valeur sociale importante qui unit le destin de tous les hommes, les uns envers les autres. La rédaction de cet article vise à mettre en exergue le passage de la solidarité classique à l’idéologie de l’action humanitaire contemporaine et son fonctionnement.

Aux temps des tiers mondismes, la solidarité était perçue comme une impulsion morale c’est-à-dire « le partage du pain ». Aussi, elle était vue comme le ressort moral pour le développement qui quant à lui se présente comme une pédagogie fraternelle. Selon Bernard Hours, dans son ouvrage intitulé : ONG et idéologie de la solidarité : du développement à l’humanitaire, il signifie que chez les Tiers-mondistes, la Fraternité des hommes et la solidarité des opprimés peuvent conjuguer leurs effets pour produire le noyau dur de l’idéologie tiers-mondiste. Cette conjonction idéologique, dans l’attente d’une libération messianique, n’exclut pas de multiples zones de spécificités relevant tantôt de l’Etat, tantôt de la religion. Le développement depuis ses origines primaires, a connu des mutations même si ces dernières semblent être déchues. Selon le tiers mondisme, le développement était à l’origine « communautaire » puis « autocentré » et enfin « participatif ». Mais au cœur de ce développement, il a toujours existé la solidarité.

Dans les communautés africaines, la solidarité est un fait, évident, historique, voir légendaire. L’Afrique connait donc depuis ses origines, l’importance et la pratique des actions de coopération qualifiée le plus souvent de « solidarité traditionnelle’’. Comme le disent certains auteurs, les traditions africaines tiennent compte de l’importance ou de l’affermissement des relations sociales au niveau classique, ethnique, au niveau du village et de la communauté.

Au fil des années, et au regard de certaines sociétés notamment dans certaines régions d’Afrique qui connaissent des déstructurations et de fortes dépendances, il convient d’aborder l’idéologie humanitaire contemporaine qui a pris le relais du tiers mondisme antérieur.

Dans les sociétés plus dépendantes comme dans la plupart des régions de l’Afrique et de l’Asie, les interventions « humanitaires » sont plus fréquentes que dans les traditions associatives et activistes anciennes ou d’un nationalisme plus intransigeant. Cependant, il est impérieux de signifier que les aides humaines se sont multipliées ces dernières décennies et ce, à cause des épisodes de catastrophes naturelles, des guerres, de la famine pour ne citer que ceux-ci. Les interventions les plus remarquables sont celles qui ont été administrées au Niger en 2005 du fait de la crise de famine, en 2007 au Darfour relatif au conflit armé. En 2010, Haïti a bénéficié d’une importante aide humanitaire du fait que le pays ait été frappé par un séisme de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter ôtant la vie à plus de 220 000 personnes et faisant environ 300 000 blessés.

Toutefois, ces actions de solidarité se développent à partir du moment où les populations victimes restent vulnérables et sont dans un besoin extrême d’aides en vue de survivre.

Les actions de solidarité modernes remontent dans l’histoire avec la création du Mouvement International de la Croix-Rouge en 1864. Puis, les chocs des deux guerres mondiales avec le développement du système Onusien et des grandes organisations non-gouvernementales (ONG) anglo-saxonnes. Selon Mattei et Troit (2016), le conflit de Biafra a favorisé en 1968, la création du sans-frontiérisme. En effet, le sans-frontiérisme est l’action de se rendre, indépendamment des tracés géopolitiques, là où l’urgence le nécessite. Avec cette nouvelle rupture au niveau des actions humanitaires, on peut comprendre que les organisations internationales ont la possibilité d’intervenir dans n’importe quel pays ou région du monde connaissant des catastrophes préjudiciable pour les populations.
Alors ce mode d’intervention ne pose-t-il pas la question de l’ingérence au sein des Etats ?

Anicet Durand OBOUE


Un commentaire

  1. doudou dit :

    comment vous pouriez venir en aide par solidarite humanitaire aux personnes deminus des populations rurales tres pauvres,exclus desservicesfinancieres
    commentvenir en aide pour delopper l’agriculture
    pouvez vous me faire parvenir les sites ou webs ou je pourra trouver des carnets d’adresses tres utileset ou je pourrais trouver des partenaires

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