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LA CONTRIBUTION SIGNIFICATIVE DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU SUR LE DROIT DES CONFLITS ARMES

Vous avez sûrement déjà lu cet extrait  du Livre 1, chapitre IV du  Contrat Social :

« La guerre n’est point une relation d’homme à homme mais une relation d’Etat à Etat dans laquelle les particuliers ne sont ennemis qu’accidentellement, non point comme  homme, ni même comme citoyens, mais comme soldats, non point comme membre de la patrie mais comme ses défenseurs (…). La fin de la guerre étant la destruction de l’Etat ennemi, on a le droit d’en tuer les défenseurs tant qu’ils ont les armes à la main, mais sitôt qu’ils les posent et se rendent, cessent d’être ennemis ou instruments de l’ennemi, ils redeviennent simplement hommes et l’on a plus le droit sur leur vie »

Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre 1, chapitre IV, 1762

 

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Photo du Projet sphère, la guerre concerne uniquement les forces armées, les populations  et biens civils doivent être protégées.

Cette pensée de J-J Rousseau donne un aperçu pointu sur les règles fondamentales du Droit International Humanitaire, notamment celle de la distinction qui recommande à toute partie impliquée dans un conflit de faire la distinction entre les combattants et les populations civiles qui ne participent pas ou plus aux hostilités d’une part et entre les objectifs militaires et ceux civiles d’autres parts. Les seconds doivent à cet effet être épargnés contre toute attaque armée, de même que les objectifs civils le doivent. Constatons amèrement que ce principe tant à être violé dans les différents conflits contemporains. L’anéantissement  physique d’un adversaire ne doit jamais constituer le but d’une action guerrière. C’est par ailleurs la victoire sur la défense adversaire qui est le but d’une guerre et non la destruction de la nation ennemie[1] .

Des récentes attaques militaires lundi 19 au mardi 20 septembre en Syrie contres les convois humanitaires[2] tuant 12 bénévoles du Croissant Rouge Syriens nous permet de faire une conclusion : Les parties dans un conflit armé font l’effort d’ignorer les règles du Droit des conflits Armés!

En dehors des sanctions qualifiées de Crimes de guerre[3] ou de Crime contre l’humanité, la sensibilisation des instances publiques, civiles ou militaires sur le Droit des Conflits Armés doit se poursuivre par tous les moyens.

 

[1] Hans Peter Gasser, Le Droit International Humanitaire, page 8

[2] 31 véhicules de l’ONU et du Croissant-Rouge syrien qui livrait de l’aide à 78 000 personnes à Orum al-Koubra, voir le lien  http://www.france24.com/fr/20160920-syrie-convoi-aide-humanitaire-touche-raid-aerien-alep-treve-onu-russie-etats-unis-assad?

[3] Protocole additionnel I du 8 juin 1977, art 89


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