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Tag Archives: coalition humanitaire

Emploi – Canada – Coalition humanitaire – Directeur général / Directrice générale


Directeur général/ Directrice générale
LE POSTE
À la tête d’une équipe de six personnes, elle mettra en branle des initiatives spécifiques et en assurera la coordination, jouera un rôle pivot pour les membres et les différentes parties prenantes lors des appels d’urgence conjoints, et supervisera et stimulera toutes les activités liées aux appels. Le lieu de travail est à Ottawa, dans les bureaux de la Coalition Humanitaire. La maîtrise du français et de l’anglais est essentielle

 

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La Coalition Humanitaire lance un appel conjoint pour les réfugiés syriens


La Coalition Humanitaire et ses agences membres lancent aujourd’hui un appel national conjoint afin d’amasser des fonds pour porter assistance aux 6,8 millions de civils syriens touchés par le conflit incessant dans leur pays.

D’importantes organisations d’aide canadiennes répondent ensemble à la sécheresse et à la crise alimentaire au Sahel


La COALITION HUMANITAIRE, qui réunit cinq importantes organisations d’aide canadiennes, lance un appel conjoint aujourd’hui pour aider les habitants de la région ouest-africaine du Sahel à survivre à la sécheresse et aux pénuries alimentaires

Répondre à temps à la crise alimentaire dans le Sahel


Les organisations humanitaires lancent un cri d’alarme à propos de la sécheresse et de la crise alimentaire grandissante dans la région du Sahel, en Afrique de l’ouest. Des systèmes d’alertes précoces révèlent une crise qui affecte déjà plusieurs zones de la région au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad.

Coalition humanitaire – Coordonnateur ou coordonnatrice des communications


Coordonnateur ou coordonnatrice des communications

Les membres de la COALITION HUMANITAIRE répondent à la crise en Afrique de l’Est


es membres de la COALITION HUMANITAIRE ont recueilli jusqu’à présent plus de 7,7 millions de dollars au Canada pour les secours. L’Agence canadienne de développement international (ACDI) a par ailleurs remis 8,5 millions à trois membres (CARE Canada, Oxfam Canada et Plan Canada).

Handicap international canada – Côte d’Ivoire – Libéria : Des centaines de milliers de personnes en péril pour les mois à venir sans une action internationale urgente


La situation en Côte d’ivoire et au Libéria a sombré dans un terrible désastre humanitaire qui exige d’urgence un soutien financier international, prévient une coalition de 13 organisations d’aide humanitaires.

En dépit des récents développements politiques, l’urgence humanitaire demeure et les besoins des personnes affectées par les combats violents continuent de s’intensifier. Selon les organisations d’aide humanitaire, la crise en Côte d’Ivoire est loin d’être terminée et va demander une attention internationale pour les mois à venir. Des financements sont absolument nécessaires pour fournir une aide vitale et reconstruire des communautés brisées, mais les engagements pris jusqu’à ce jour restent dangereusement inférieurs aux besoins.
Le conflit en Côte d’Ivoire a déjà provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes dans le pays, et forcé près de 135 000 autres à se réfugier au Libéria 1. Ces personnes devenues sans-abri pour fuir la violence ont aujourd’hui désespérément besoin de nourriture, d’eau, d’abris, d’installations sanitaires et de protection. La majorité des personnes déplacées sont des enfants, dont un grand nombre sont exposés aux maladies et à la faim. « Selon notre équipe sur place, les enfants déplacés et leurs familles vivent dans de terribles conditions à Douékoué. Il n’y a pas de toilettes adéquates et l’on doit faire face à un manque d’eau important, si bien que les gens ne peuvent pas rester propres. Il y a un surpeuplement massif et les gens n’ont nulle part où dormir. Le risque d’épidémie est aigu. C’est une situation catastrophique et les enfants ont besoin d’une aide urgente », explique Guy Cave, directeur de Save the Children en Côte d’Ivoire.

Les personnes déplacées et les réfugiés vivent essentiellement avec des proches ou au domicile de familles d’accueil, provoquant des tensions considérables sur les approvisionnements alimentaires locaux. Au Libéria, les organisations humanitaires signalent un quasi-épuisement des réserves de nourriture, des familles réduisant leur alimentation à un seul repas par jour, et une forte augmentation du prix du riz et de la cassava dans les marchés locaux. Dispersés dans des forêts denses et isolées à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Libéria, un grand nombre de réfugiés restent extrêmement vulnérables et hors de portée de l’aide d’urgence.

Selon Tariq Riebl, Responsable pour l’aide humanitaire d’Oxfam au Libéria : « Beaucoup de réfugiés avec lesquels nous travaillons ont trop peur pour rentrer bientôt chez eux. La crise a aussi sévèrement affecté les revenus des familles. C’est une crise humanitaire qui vraisemblablement va se poursuivre dans les mois à venir. Nous avons 1 site d’OCHA, http://ochaonline.un.org/UrgencesEmergencies/ElectionsCocirctedIvoire/tabid/7330/language/fr-FR/Default.aspx besoin d’accroître urgemment notre action pour répondre aux besoins grandissants en Côte d’Ivoire et au Libéria ; mais sans les fonds nécessaires, des dizaines de milliers de personnes seront privées d’aide. »

La coalition appelle à une augmentation rapide des financements pour répondre à l’augmentation des besoins humanitaires sur le terrain, à la fois en Côte d’Ivoire et au Libéria, qui se poursuivra dans les mois à venir. Jusqu’ici les fonds ont été insuffisants. L’appel des Nations unies pour un financement humanitaire de 146,5 millions de dollars US pour le Libéria a reçu seulement 29% des fonds requis 2, tandis que le nouvel appel de 160 millions de dollars US pour la Côte d’Ivoire n’en a reçu que 18% 3. A moins que les financements n’augmentent considérablement, les besoins de dizaines de milliers de personnes ne seront pas pourvus.

«En plus des déplacements massifs de population, il y a un problème majeur de manque d’approvisionnement. Les centres de santé, par exemple, n’ont ni médicaments ni produits thérapeutiques pour traiter la malnutrition. Le personnel médical est en place, mais ils ne reçoivent plus de salaire et se sentent impuissants sans les équipements médicaux dont ils ont besoin pour traiter leurs patients. Il est essentiel de fournir aux centres de santé l’approvisionnement dont ils ont besoin », affirme Vincent Taillandier, responsable géographique pour Action contre la Faim (ACF), de retour de Côte d’Ivoire.
La coalition exhorte également les bailleurs de fonds à s’assurer que l’aide est fournie à ceux qui en ont le plus besoin. Des mesures concrètes et coordonnées doivent être prises pour garantir une action humanitaire neutre, impartiale et indépendante, et les engagements financiers à venir pour doivent être affectés en fonction des besoins évalués sur le terrain.

« A la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Libéria, les gens en quête d’un refuge disent qu’ils sont épuisés et ont désespérément besoin d’aide. Les plus vulnérables sont les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées, qui nécessitent un soutien spécifique tel que des soins médicaux et psychosociaux. La
communauté internationale doit faire en sorte que l’action humanitaire soit impartiale et puisse bénéficier à tous ceux qui en ont besoin, quelle que soit leur localisation ou affiliation politique », rappelle Laurent Davy responsable des programmes d’Handicap International en Côte d’Ivoire et au Libéria.

La coalition appelle les bailleurs de fonds humanitaires à :
– Accroître d’urgence leurs financements afin de permettre aux organisations d’aide humanitaire de répondre aux besoins des personnes déplacées en Côte d’ Ivoire et des réfugiés au Libéria, ainsi que dans les pays voisins affectés ;
– Assurer que la répartition des fonds est effectuée de manière transparente et équitable pour veiller à ce que les besoins soient pourvus à travers l’ensemble du pays.

La coalition appelle les Nations unies et le système humanitaire international à :
– Faire en sorte que les réponses humanitaires et militaires soient clairement distinguées afin de préserver la neutralité, l’impartialité et l’indépendance de l’action humanitaire ;
– Prendre les mesures adéquates pour assurer un accès humanitaire à toutes les populations affectées, sans discrimination d’ethnicité, de religion ou d’opinion politique.

Contacts:
Khoudia Ndiaye, khoudia.ndiaye@handicap-international.ca , (514) 908 2813 poste 227
Aldine Furio, aldine.furio@crisisaction.org, +33 668 121 153

Organisations signataires
Action contre la faim (ACF)
Care France
Handicap International
International Rescue Committee (IRC)
site de l’OCHA Financial Tracking Service,
International Refugee Rights Initiative (IRRI)
Norwegian Refugee Council (NRC)
Oxfam
Plan International
Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI)
Save the children
Secours catholique – Caritas France
Solidarités International
Trocaire

Personnes disponibles pour interviews
Des porte-paroles des organisations signataires sont disponibles pour des interviews en français et en anglais.
Des contacts avec des porte-paroles sur le terrain en Côte d’Ivoire et au Liberia peuvent être facilités.

Témoignages du terrain
Colette Gowlai Danzahoun (50 ans), de Bloléquin. Elle a été séparée de son mari et de leurs 2 filles d’âge adulte durant le conflit. Elle est arrivée à Janzon le 2 avril 2011.
Bloléquin est tombée aux mains des rebelles il y a quelques semaines. J’étais avec les jeunes enfants donc c’était difficile pour nous. Nous ne sommes pas arrivés directement ici, on a dû avancer lentement. Les combats ont commencé à 3 heures du matin et le bruit des armes nous a fait fuir. Nous avons dû nous arrêter de nombreuses fois… les enfants étaient faibles et avaient besoin de s’alimenter. J’ai dû porter l’un d’entre eux sur mon dos, et unautre sur mes épaules. Il nous a fallu faire beaucoup de haltes sur le chemin. Mon problème maintenant est de pr endre soin de ces jeunes enfants. Ils n’ont ni nourriture, ni vêtements. »

Koulah Olivier Kouidé (38 ans), sa femmes Aimée Gayé (34 ans) et leurs 6 enfants Urish (3 mois), Enoch (2 ans),Prisca (5 ans), Godeleh (7 ans), Evarice (8 ans) et Fabrice (18 ans), sont arrivés à Bawaydee le 3 avril 2011. Ils partagent une pièce avec 22 autres personnes. Koulah et sa famille ont voyagé à pied depuis le village Oulaï Taïbli.
« Les rebelles sont entrés dans notre village vers 10h du matin. Quand ils ont attaqué nous avons couru nous cacher dans la brousse. Sur la route j’ai été séparé de ma famille, de mes frères. Nous avons marché 3 jours durant à travers la brousse et, le quatrième jour, nous sommes arrivés au Libéria. Nous n’avions rien sur nous. Nous sommes arrivésles mains vides. […] Malgré toutes les difficultés nous avons rejoint le Libéria, mais les familles qui nous aident n’ont pas les moyens de nous nourrir. Il n’y a pas d’abri, pas de vêtements, pas de nourriture ni d’eau, et nous pleurons
encore la mort de deux enfants. Je ne sais plus quoi faire maintenant. Nous demandons à la communauté internationale de nous venir en aide par tous les moyens possibles. »
Isaac Bloe Quiah (53 ans) est le chef de la ville de Bawaydee, située près de la frontière et dont la population a plus que doublé au cours des dernières semaines en raison de l’afflux des réfugiés fuyant le conflit en Côte d’Ivoire.

« Les nouveaux arrivants sont les bienvenus, mais cela génère des tensions au sein de la communauté. Nous avons besoin de davantage de pompes à eau et d’au moins 25 toilettes. Nous avons 3 pompes à eau mais une seule fonctionne. On manque également de nourriture car les réfugiés restent avec les familles et s’alimentent avec elles. Il y a une pénurie de nourriture. Avant, les gens avaient de la cassava, du riz et autre, mais les stocks sont presque terminés. »
« Nous accueillons tellement de réfugiés. J’en accueille 7 à mon domicile. Nous sommes du même sang, les mêmes gens. S’ils ont dû fuir le danger, nous voulons les aider. Nous sommes tous Africains et nous vivons les uns aux côtés des autres. »

Alimed est venu se réfugier sur le site de l’église de Guiglo. Il est arrivé avec toute sa famille, après avoir parcouru 120 km à travers brousse depuis Toulépleu, qui a connu de violents combats. Sur le site de l’église, des milliers de réfugiés s’entassent avec les maigres affaires qu’ils ont pu sauver. « J’ai tout perdu : ma production agricole, ma maison, mes biens, mes outils, tout… et ma femme est enceinte. Nous avons juste eu le temps d’emporter avec nous quelques vivres et un peu d’argent. Mais d’ici deux à trois jours, nous aurons tout consommé.» Pourtant, Alimed sait qu’il devra vivre ici encore un moment, dans la promiscuité et le dénuement, en dormant dehors, alors que la saison des pluies approche. Mais lui, comme beaucoup de déplacés, ne veulent pas regagner leur foyer : ils ont encore trop peur. « Nous allons sans doute rester au moins un ou deux mois, le temps d’être sûrs que la situation se calme. Heureusement, votre présence dit que nous ne sommes pas oubliés au milieu de tout cela.»

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