Nethumanitaires

Accueil » Posts tagged 'maxime combes'

Archives de Tag: maxime combes

Maxime combes – Emmanuel Macron devrait peut-être écouter les perdants de sa « mondialisation heureuse »


Emmanuel Macron semble foncer tête baissée dans le piège tendu par Marine Le Pen et le FN. Par son attitude pleine de dédain envers les laissés-pour-compte de la « mondialisation heureuse », rien n’indique qu’il ait saisi l’ampleur du problème. En continuant de considérer les 39 millions d’électeurs inscrits qui n’ont pas voté pour lui comme de simples variables d’ajustement, le candidat d’En marche risque de s’exposer à d’énormes désillusions au soir du 7 mai. Lire la suite

Maxime Combes – COP21: déclarons l’état d’urgence climatique !


Le gouvernement interdit les mobilisations citoyennes prévues les 29 novembre et 12 décembre, restreignant les libertés d’expression et de manifestation. Face au chaos climatique que prépare la COP21, impossible pourtant de se résigner. Il est temps de déclarer l’état d’urgence climatique

Maxime combes – PreCOP : Intervention des groupes Justice Climatique du dimanche 8 novembres 2015


Mesdames et messieurs les Ministres, chefs de délégation

Mon nom est Maxime Combes et je m’exprime aux nom d’Attac France, en tant que membre de de la coalition internationale Climate Justice Now. Je vous remercie de nous donner l’opportunité de partager avec vous ce qui devrait être obtenu lors de la COP21 à Paris. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que nous ne sommes pas satisfaits par l’état des négociations et des engagements des Etats jusqu’ici.

Trois semaines avant Paris, nous faisons face face à une situation relativement claire :

le mandat que les Etats se sont donnés pour la COP21 est de tout faire pour maintenir le réchauffement climatique mondial sous les 2°C (ou encore moins, en dessous de 1,5°C selon nous) ;

les contributions nationales (INDCs) nous conduisent sur une trajectoire de 3°C (ou plus), selon les derniers rapports des Nations-Unis et du PNUE.

Le niveau d’ambition des contributions nationales ne sont donc pas en adéquation avec le mandat dont les Etats disposent pour la COP21, et ne sont pas en adéquation avec ce que les populations du monde entier attendent de vous.

L’écart entre le réel (les 3°C ou plus) et le souhaitable (les 2°C ou moins) n’est pas un bon point de départ pour aller plus loin, plus tard, comme il est souvent dit.

L’écart entre le réel (les 3°C ou plus) et le souhaitable (les 2°C ou moins) est le point de départ pour de nouveaux et plus nombreux crimes climatiques dans le futur, aux quatre coins de la planète. Des crimes climatiques, qu’aucun d’entre vous autour de la table ne peut accepter, j’espère, et qui vont être supportés par les populations les plus démunies qui sont celles qui supportent les plus fortes conséquences du dérèglement climatique.

Ministres, scientifiques, journalistes, activistes, membres des ONG et syndicats, populations, nous savons tous qu’une trajectoire de 3°C n’est pas le moyen d’obtenir un accord équitable et ambitieux à Paris. Ce n’est pas acceptable.

Nous savons tous que les efforts de réduction d’émissions qui permettraient de ne pas dépasser les 2°C (ou mieux 1,5°C) de réchauffement climatique seront d’autant plus coûteux et plus difficiles s’il n’y a pas de réduction effective et absolue des émissions dès 2020. Or les contributions nationales nous conduisent à un augmentation des émissions mondiales d’au moins 10% d’ici à 2030 par rapport à aujourd’hui, selon l’évaluation de l’ONU, et ce alors que les émissions globales doivent être réduites de 40 à 70% d’ici à 2050 selon le GIEC.

Si l’accord de Paris devait accueillir et valider avec bienveillance les actuelles contributions nationales à la fin de la COP21, sans un processus juste et contraignant pour relever le niveau d’ambition, ici à Paris, l’accord de Paris ne serait pas au niveau de l’ambition que les populations attendent de lui.

Nous exigeons donc que cet écart entre le réel (3°C ou plus) et le souhaitable (2°C ou moins) soit refermé, sans utiliser de dangereuses stratégies et technologies, mais en tenant compte des résultats de l’évaluation réalisée par les ONG et syndicats (CSO equity review) qui montrent que la totalité des engagements des pays développés ne sont pas à la hauteur de leur juste part.

Permettez-nous également de nous inquiéter que des entreprises pétrolières et gazières soient désormais intégrées dans l’Agenda de l’Action Lima-Paris, que les gouvernements français et péruviens promeuvent, tout comme l’ONU et l’UNFCCC, ce qui conduit à décrédibiliser l’ensemble du processus de l’Agenda de l’Action Lima-Paris.

Je conclurais en exigeant que le processus de négociations jusqu’à la fin de la COP21 soit juste, ouvert et transparent : allons-nous être cantonnés, comme nous l’avons été lors de la dernière session de négociations à Bonn, à la cafétéria du Bourget et à un rôle de spectateur ? Ou allez-vous rouvrir les portes des groupes de négociation de façon à ce que nous jouions pleinement notre rôle d’observateurs afin d’intervenir, dans les couloirs bien-entendu, dans le processus de négociations ?

Je vous remercie de votre attention.

« Paris2015 : Changer le système, pas le climat !

Maxime Combes – Climat : Le projet d’accord doit-être rejeté ! Non aux crimes climatiques !


Un nouveau texte, pouvant préfigurer ce que pourrait être l’accord de Paris lors de la COP21, a été rendu public par l’ONU. Il est inacceptable. En endossant ce texte, les négociateurs des Etats accepteraient que le chaos climatique devienne l’horizon indépassable de l’humanité. Nous devons le rejeter. Un éventuel sursaut politique et citoyen est à ce prix.

Maxime combes – Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition


Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition

Maxime Combes
Parution – début octobre

Seuil – Anthropocène

288 pages

Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d’énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.

Ceux qui tergiversent, ceux qui s’y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l’essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.

Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l’extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l’énergie et du climat, nous inventons aujourd’hui les contours d’un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l’âge des fossiles. La transition, c’est maintenant !

Maxime Combes est économiste et membre d’Attac France, engagé dans les mobilisations citoyennes autour des grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. Également contributeur du magazine en ligne Basta ! (bastamag.net), il est coauteur de l’ouvrage publié par Attac, La nature n’a pas de prix (Paris, LLL, 2012) et de Crime climatique stop ! (Seuil, « Anthropocène », août 2015).

Maxime combes – Le gouvernement français accorde de nouveaux permis d’exploration pétrolière


Les ministres de l’Écologie, Ségolène Royal, et de l’Économie, Emmanuel Macron, viennent d’accorder trois nouveaux permis de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux. Ils se situent en Seine-et-Marne, dans le Bas-Rhin et dans la Marne. Les deux ministres ont également prolongé deux autres autorisations jusqu’à fin 2018, en Moselle et sur l’île de Juan de Nova, en « terres australes et antarctiques françaises », entre Madagascar et le Mozambique. Ces cinq arrêtés ont été délivrés le 21 septembre. Ils marquent une nette inflexion du gouvernement en la matière, lui qui s’était jusqu’ici gardé d’accorder de trop nombreux permis [1].

Maxime Combes – Les militants pour la justice climatique se préparent à « pirater » la COP21


Un nouveau rapport publié ce mardi 29 septembre par le projet mondial EJOLT regroupe des articles de militants et d’universitaires oeuvrant pour la justice climatique, qui expliquent comment ils entendent pirater, résister et faire face à l’inaction et aux fausses solutions lors de la COP21 à Paris en Décembre. Ce rapport fournit des informations générales ainsi que des lignes directrices pour tous ceux qui prennent au sérieux le changement climatique, sur la façon dont ils peuvent agir en vue de l’évènement, qu’ils soient dans les rues de Paris ou pas.

Les plus récents des résultats scientifiques révèlent que les conséquences du réchauffement climatique se produisent plus rapidement qu’on ne le pensait. Pourtant, alors que les calottes glaciaires fondent, que le niveau de la mer s’élève et que la désertification gagne du terrain, les leaders mondiaux refusent d’affronter l’industrie des énergies fossiles et les causes profondes du changement climatique. Selon Tamra Gilbertson, co-éditrice de la publication, « les stratégies des gouvernements et des entreprises lors des 21 dernières années, ciblées sur les bénéfices que le business pourraient en retirer, ont abouti à des mécanismes de marché dévastateurs qui ne font rien pour traiter des origines socio-économiques des problèmes environnementaux. Ces politiques inefficaces et dangereuses doivent cesser maintenant! », déclare-t-elle.

Le rapport montre comment le mouvement mondial, et décentralisé, pour la justice climatique, qui s’oppose à la fracturation hydraulique, aux oléoducs, aux forages off-shore ou encore au charbon, accumule des victoires et se renforce. Selon Leah Temper, co-éditrice du rapport, « la résistance continue de ceux qui vivent à proximité des projets d’exploitation – de l’accaparement des forêts aux oléoducs – sont les forces les plus puissantes dont nous disposons pour geler les réserves d’énergies fossiles et qu’elles sont aujourd’hui le principal espoir dans la lutte contre le changement climatique. Ce rapport rend compte de leurs histoires. »

Cette compilation d’articles vise à ouvrir un espace de débat sur les politiques qui doivent être menées d’ici à la COP21 et au-delà, ainsi qu’à donner la parole à ces résistances, partager ce besoin d’abandonner les projets destructeurs et montrer comment le manque de leadership de l’ONU menace la planète et aggrave la crise climatique. Face à la paralysie de l’ONU pour sauver le climat de la planète, ce rapport montre comment les résistances face à l’injustice climatique mondiale et aux inégalités sont en bonne santé et construisent à partir de ce qui se passe sur les territoires.

Notes :

Ce rapport est un produit de EJOLT (Environmental Justice Organisations, Liabilities and Trade – http://www.ejolt.org/), un projet financé par l’Union européenne et coordonné par ICTA-UAB, qui rassemble 23 organismes de recherche et organisations citoyennes du monde entier pour soutenir la recherche et l’action en matière de justice environnementale.
Le rapport s’accompagne d’une vidéo produite par EJOLT dans le camp Unis’tot’ dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique sur la façon dont ils ont réussi stopper la construction de sept oléoducs et gazoducs, tenant en respect des milliards de dollars d’investissement et en gardant des millions de barils d’énergies fossiles dans le sol. Pour visionner la vidéo : https://youtu.be/ZDR1l_Xw7ts
Lire le rapport : Refocusing resistance to climate justice: COPing in, COPing out and beyond Paris (en anglais), rapport de EJOLT n° 23, 2015 : www.ejolt.org/2015/09/refocusing-resistance-climate-justice-coping-coping-beyond-paris/

Pour des entrevues, contacter :

Tamra Gilbertson (Rapport co-éditeur): +1 865 227 5855

Dr Leah Temper (34) 672-262-646

Maxime Combes (France) – 06 24 51 29 44 (auteur de l’une des contributions du rapport : Having the last word: towards Paris2015 – challenges and perspectives)

« Paris2015 : Changer le système, pas le climat ! 

%d blogueurs aiment cette page :